Lors d’une tournée terrain dans le Grand Est, un directeur régional nous confiait : « Mon sell-in est au plus haut, mais les pharmaciens me disent que ça ne tourne pas. » Ce décalage entre les commandes et les ventes au comptoir est la source de la plupart des tensions entre laboratoires et officines.

Sell-in et sell-out : deux indicateurs, deux réalités

Le sell-in mesure le volume de produits vendus par le laboratoire au pharmacien (via le grossiste-répartiteur ou en direct). C’est l’indicateur historique de performance commerciale côté laboratoire : il reflète l’efficacité de la force de vente et la capacité à référencer.

Le sell-out mesure le volume vendu par le pharmacien au consommateur final. C’est l’indicateur qui compte pour l’officine : un produit qui tourne, c’est du chiffre d’affaires et de la marge. Un produit qui ne tourne pas, c’est du capital immobilisé et du linéaire perdu.

Pourquoi le sell-in seul est un piège

Un sell-in élevé sans sell-out correspondant crée un stock dormant en officine. Les conséquences s’enchaînent :

  1. Le pharmacien constate que le produit ne tourne pas
  2. Il réduit sa commande au cycle suivant — ou arrête de commander
  3. Le produit perd son facing, puis son référencement
  4. Le délégué pharmaceutique perd en crédibilité lors de sa prochaine visite

Ce scénario est classique pour les lancements produit sans activation terrain. Le référencement initial est obtenu grâce à la visite commerciale, mais sans demande consommateur au comptoir, le produit stagne.

Les données du marché

Selon les panels GERS, environ 30% des références OTC en officine ont un taux de rotation inférieur à 6 par an — soit moins d’une vente toutes les deux semaines. Ces produits occupent du linéaire sans générer de marge significative. Pour le pharmacien, c’est un coût d’opportunité : chaque facing occupé par un produit dormant est un facing qui ne peut pas accueillir un produit qui tourne.

Comment piloter les deux indicateurs ensemble

Côté laboratoire

  • Mesurez le sell-out, pas seulement le sell-in. Les données GERS, malgré leur retard (6-8 semaines), donnent une tendance. Les plateformes d’activation comme SellPlus fournissent des proxys temps réel (itinéraires générés, trafic mesuré par officine).
  • Corréllez vos investissements marketing au sell-out. Un euro investi en PLV ou en campagne drive-to-pharma doit se mesurer à l’aune des rotations, pas des référencements.
  • Armez vos délégués avec des données sell-out. Un commercial qui arrive en visite avec des preuves de demande locale change la dynamique de l’échange. Le pharmacien ne discute plus du référencement — il discute du volume.

Côté officine

  • Exigez des preuves de rotation avant de référencer. Un laboratoire qui investit dans l’activation sell-out autour de votre officine vous apporte un flux de clients — c’est un partenaire, pas juste un fournisseur.
  • Suivez votre taux de rotation par référence. Les logiciels de gestion officinale (LGPI, Winpharma, Pharmagest) le calculent automatiquement. Exploitez ces données dans vos arbitrages de gamme.

Le cercle vertueux sell-out → sell-in

Quand le sell-out fonctionne, le sell-in suit naturellement. Le pharmacien constate la rotation, commande davantage au réassort, et le délégué n’a plus besoin de « pousser » le référencement — il accompagne une demande existante.

Les laboratoires partenaires de SellPlus ont mesuré jusqu’à +20% de sell-out sur des campagnes d’activation locale, avec un effet direct sur le réassort. Sur 1 200 officines activées, 48 991 itinéraires ont été générés vers les pharmacies — autant de consommateurs arrivés au comptoir avec une intention d’achat.

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FAQ

Quelle est la différence entre sell-in et sell-out en pharmacie ?

Le sell-in mesure les ventes du laboratoire au pharmacien (commandes grossiste). Le sell-out mesure les ventes du pharmacien au consommateur final (ventes au comptoir). Les deux indicateurs doivent être pilotés ensemble pour une stratégie efficace.

Comment un laboratoire peut-il améliorer le sell-out en officine ?

En créant de la demande consommateur autour de chaque pharmacie partenaire — via des campagnes drive-to-pharma géolocalisées, de la formation au conseil, et un merchandising cohérent. La clé est de fournir au pharmacien des preuves de demande, pas juste un argumentaire produit.

Le sell-in élevé est-il toujours positif ?

Non. Un sell-in élevé sans sell-out correspondant crée du stock dormant en officine, qui conduit à terme à un déréférencement. Le sell-in durable repose sur un sell-out sain.

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